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Né le 28 août 1937 à Amily (Loiret), près de Montargis, François
Béranger s'était lancé dans la chanson après avoir été ouvrier aux usines
Renault à Boulogne-Billancourt (Hauts-de-Seine).
Il s'est fait connaître au début des années 70 par la chanson "Mamadou m'a
dit", composition dans laquelle il épinglait les comportements racistes.
Cette chanson lui avait été inspirée par son passage à la fin des années 60
dans les usines Renault à Boulogne-Billancourt.
Ce disciple d'Aristide Bruant (dont il avait inscrit la chanson "A la
Goutte d'Or" à son répertoire) apparut quelques années avant Renaud,
Bernard Lavilliers, Maxime Le Forestier, ouvrant la voie à cette génération de
chanteurs révoltés de la première moitié des années 70.
François Béranger mit son métier au service de ses idées et il donna quantité
de galas bénévoles pour des partis d'extrême gauche ou pour des ouvriers en
lutte.
Il fut un des ambassadeurs de l'"esprit de mai 1968", comme Catherine
Ribeiro, avec laquelle il se produisit souvent dans des galas. Comme elle,
l'arrivée de la gauche au pouvoir en mai 1981 accompagna le déclin de sa
popularité.
Il tenta de faire un retour dans les années 80, mais l'époque avait changé et,
à part les fidèles, le large public n'était plus au rendez vous.
François Béranger venait d'enregistrer un album consacré au répertoire du
Québécois Félix Leclerc. Il s'était produit pour la dernière fois à Paris en
septembre 2002 au Limonaire.
François Béranger a été enterré samedi à Castelnau-le-Lez, près de Montpellier.
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